2025-2027 : projet d’amélioration des connaissances sur l’ichtyofaune d’intérêt communautaire des deux sites Natura 2000

Amélioration des connaissances sur l’ichtyofaune d’intérêt communautaire des deux sites Natura 2000 :

Focus sur le Chabot sp., le Toxostome, la Lamproie marine, la Lamproie de rivière et la Lamproie de Planer

Dans le cadre de l’appel à projets 2025 « Études et suivis scientifiques Natura 2000 » lancé par la Région et la DREAL Nouvelle-Aquitaine, le Syndicat a sollicité les Fédération Départementale des Associations Agréées pour la Pêche et la Protection des Milieux Aquatiques (FDAAPPMA) de Charente, Charente-Maritime et Gironde afin de construire un projet d’amélioration des connaissances de l’ichtyofaune d’intérêt communautaire. La FDAAPPMA 17 s’est porté volontaire pour porter le projet qui s’étalera de 2025 à 2027.

Lamproie fluviatile - Fabienne Bouchet

 

Les données récoltées visent dans un premier temps à confirmer la présence des espèces inscrites au formulaire standard des données (FSD) puis, dans un second temps, à évaluer la répartition des espèces au sein des cours d’eau des 2 sites Natura 2000 (FR5402010 « Vallées du Lary et du Palais » et FR7200689 « Vallées de la Saye et du Meudon ») ainsi que leurs affluents. Enfin, le projet permettra d’identifier de potentielles zones de frayères pour la lamproie marine et fluviatile.

Chabot sp. - © SMGBV SGL

Ces informations permettront :

  •  De mettre a jour, si nécessaire, les FSD des 2 sites Natura 2000 ;
  •  D’établir une répartition géographique des espèces communautaires sur les 2 sites Natura 2000 et leurs affluents ;
  •  De cibler des zones prioritaires d’action de gestion et/ou de protection favorables au maintien et au développement de l’ichtyofaune des 2 sites Natura 2000.

Les poissons sont largement reconnus comme étant des bioindicateurs pertinents de la qualité des milieux aquatiques. Leur sensibilité aux diverses pressions environnementales leur permet d’intégrer et de refléter les changements spatio-temporels qui se produisent dans ces environnements. Les variations dans l’abondance des populations de poissons, dans la structure de ces populations, ainsi que les données de présence ou d’absence de certaines espèces fournissent des informations essentielles pour établir un diagnostic précis de la qualité du milieu où ces poissons évoluent. Ces informations peuvent mettre en lumière divers problèmes environnementaux, tels que des questions liées a l’attractivité du milieu, a l’hydromorphologie, a la continuité écologique des cours d’eau, ainsi qu’aux problèmes de pollution.

L’étude sera ciblée sur des espèces d’intérêt communautaire : le Chabot sp (Cottus sp.), le Toxostome (Parachondrostoma toxostoma, liste rouge UICN, quasi menacé), la Lamproie marine (Petromyzon marinus, liste rouge UICN, en danger en France), la Lamproie de rivière (Lampetra fluviatilis, liste rouge UICN, vulnérable en France) et la Lamproie de Planer (Lampetra planeri, espèce protégée au niveau national).

Un projet en 6 étapes sur 3 ans (2025-2027)

Le projet se décline en 6 étapes employant différentes méthodes :

  • 1ère étape : réalisation d’un état de l’art des données existantes issues de différentes structures (Fédérations de Pêche, Cellule migrateurs, SMGBV SGL, bureaux d’études, etc.) afin d’obtenir une répartition historique des populations piscicole a l’échelle des bassins versants ;
  • 2ème étape : identification des stations de suivi sur l’ensemble des bassins versants de la Saye et du Lary ;
  • 3ème étape : réalisation de pêches électriques de prospection pour rechercher la présence du Chabot, du Toxostome, et des 3 espèces de Lamproie ;
  • 4ème étape : prospection des frayères actives (lieux de dépôt des œufs) des Lamproies marines et fluviatiles
  • 5ème étape : prospection en pêche d’inventaire des larves de lamproies marines et fluviatiles métamorphosées. Une fois les habitats potentiels aux ammocètes (larves des lamproies) identifiés, un échantillonnage de ces dernières sera réalisé par pèche électrique. Une biométrie est effectuée sur les larves prélevées afin d’obtenir des informations sur la densité des différentes espèces et sur leur répartition.
  • 6ème étape : prélèvement d’ADNe : Les prélèvements d’ADN environnemental (ADNe) se basent sur l’analyse de traces d’ADN laissées par tous les êtres vivants dans leur environnement (fèces, mucus, cellules mortes, etc.). Cette méthode permet la détection d’une espèce quel que soit son stade de vie, offrant une approche non invasive et plus sensible que les méthodes traditionnelles. Dans le cadre de cette étude, l’objectif est de mettre en évidence la présence de la Lamproie marine et du Toxostome sur les bassins de la Saye et du Lary. Cette technique est particulièrement adaptée pour détecter des espèces rares ou difficiles a observer.
Pêche électrique - © SMGBV SGL
Nid de Lamproie marine - © SMGBV SGL
ADN